Jeune joueur de tennis pointant la plaque du tournoi

Tournoi de tennis : quel est son nom exact ?

10 février 2026

Le chiffre frappe : chaque année, sur les pelouses impeccables du sud-ouest de Londres, une règle vestimentaire vieille de plus d’un siècle s’impose, sans broncher. Le blanc, rien que le blanc. Pendant que la planète entière cite sans réfléchir « Wimbledon », le vrai nom du tournoi, lui, joue la carte de la discrétion, jusque dans les bouches les plus aguerries du circuit.La valse des catégories, l’ajustement permanent des critères de classement par les fédérations, tout cela ne fait qu’ajouter à la confusion. Les codes bougent, les habitudes s’entrechoquent, et dans ce paysage mouvant, de nouveaux rendez-vous tentent de se frayer une place dans les calendriers bien remplis.

Wimbledon : un tournoi à part dans l’histoire du tennis

Wimbledon, ce n’est pas simplement une institution : c’est une singularité dans l’univers du tennis. Son nom officiel, souvent zappé même par les plus férus, reste « The Championships, Wimbledon ». Pas de fioritures, pas de géolocalisation tapageuse ni de branding outrancier. Là où Roland-Garros ou l’Open d’Australie revendiquent leur identité à travers le titre, le tournoi anglais préfère la retenue et la tradition.Chaque mois de juin et juillet, Wimbledon s’impose comme le centre de gravité du Grand Chelem. Le All England Lawn Tennis and Croquet Club orchestre ce ballet. Ici, le blanc est loi, du bandeau jusqu’aux lacets, et le gazon, rareté à ce niveau, impose ses propres codes. Ceux qui foulent ce court savent qu’ils doivent se réinventer. L’adaptation n’est pas un choix, c’est la condition pour exister.

Le Central, théâtre des plus grands affrontements, a vu défiler les maîtres du jeu : Roger Federer, Novak Djokovic, Elena Rybakina… Chaque édition vient enrichir la légende du lieu, et le public, passionné d’histoire, garde en mémoire des finales haletantes, des duels inoubliables, le prestige intact du tournoi.

Voici ce qui distingue Wimbledon de tous les autres :

  • Lancé en 1877, il est le premier Grand Chelem de l’histoire.
  • Il a longtemps conservé le « Middle Sunday » sans match, une parenthèse rare jusqu’en 2021.
  • Le gazon s’y maintient, alors que la plupart des autres tournois l’ont abandonné.

Comparer Wimbledon à Roland-Garros, l’US Open ou l’Open d’Australie, ce n’est pas juste opposer des surfaces. C’est mesurer une atmosphère, une façon d’écrire la mémoire du tennis à part entière.

Pourquoi parle-t-on de « The Championships » ? Les origines et l’évolution du nom

Le nom exact du tournoi de Wimbledon n’est pas un détail. « The Championships », c’est l’appellation choisie dès la première édition en 1877. Le All England Croquet and Lawn Tennis Club voulait, dès le départ, sacrer les champions du gazon, à une époque où le tennis cherchait encore sa voie. L’histoire du Grand Chelem s’est écrite ici, à la faveur d’un club qui n’imaginait pas l’ampleur du phénomène à venir.

Année après année, le terme s’est imposé, sans jamais perdre en force. Alors que d’autres tournois misent sur des noms géographiques ou sponsorisés, Wimbledon campe sur la sobriété. Ce refus de céder à la tentation du naming commercial, c’est la marque d’une fidélité à la tradition, d’une obsession pour l’héritage. Aucune concession aux modes, juste la puissance d’un mot : Championships.

Dans les médias, chez les joueurs, le raccourci s’est installé : on parle de « Wimbledon ». Mais sur l’affiche officielle, la tradition reste intacte. Chaque édition rejoue ce même respect du passé. « The Championships » n’est pas un tournoi de plus, c’est la référence ultime du calendrier du Grand Chelem.

Des traditions qui font la légende : anecdotes et rituels uniques à Wimbledon

Wimbledon échappe à la banalité des compétitions ordinaires. Ici, chaque rituel compte. Le gazon, taillé à 8 mm, regarni chaque année, impose son tempo et sa fragilité. Impossible de retrouver ailleurs cette sensation, loin des terres battues ou des surfaces dures. C’est un univers où la maîtrise de la pelouse devient un art en soi.

Le dress code, lui, ne tolère aucun écart. Blanc absolu, du haut en bas, une exigence héritée du XIXe siècle qui a déjà coûté cher à plus d’un favori. Les ramasseurs de balle, synchronisés au millimètre, font partie du spectacle. Rien n’est laissé au hasard, chaque geste obéit à des codes précis.

Parmi les traditions qui rythment la quinzaine londonienne :

  • Les fraises à la crème, servies dans les tribunes, rappellent que le tournoi s’inscrit au cœur de l’été britannique.
  • La famille royale, régulièrement présente en tribune, donne au Central un air de cérémonie nationale.
  • Le silence absolu du public pendant les échanges, la révérence après chaque victoire : autant de signes du respect voué à ce rendez-vous unique.

Des pionnières comme Billie Jean King ou Suzanne Lenglen ont marqué le tennis féminin de leur empreinte à Wimbledon, inscrivant leur nom dans la mémoire du club. Ici, chaque édition tisse un fil de plus dans la tapisserie de l’histoire du tennis.

Officielle de tennis tenant le programme du tournoi

Classements, nouveaux formats et l’arrivée du tournoi ATP 125 : ce qui change dans la compétition

Le classement ATP et WTA ne cesse de bouger, conséquence directe des réformes sur les circuits. L’apparition du tournoi ATP 125 en est une illustration concrète. Placé juste sous la catégorie des ATP 250, ce type de tournoi offre de nouvelles opportunités aux joueurs ambitieux. Gagner un ATP 125, c’est engranger 125 points, une avancée concrète pour ceux qui sortent des ITF Futures ou peinent à percer dans le top 100.

La WTA 125 fonctionne selon le même principe, favorisant des progressions express et permettant des retours inattendus sur le devant de la scène.

  • Un titre en ATP 125 rapporte 125 points, ouvrant la voie vers des catégories supérieures.
  • La mécanique WTA 125 encourage les joueuses à prendre des risques et à accélérer leur ascension.

Les formats aussi se réinventent : certains tournois testent des matchs plus courts, des tie-breaks décisifs dès le troisième set, avec un calendrier plus condensé. Objectif ? Maintenir l’intensité, limiter les déplacements, et offrir au public des scénarios plus lisibles, sans perdre la saveur de la compétition.

Pour les joueurs en quête de reconnaissance, ces évolutions changent la donne. Un quart de finale en ATP 125, c’est déjà un cap passé. Les spécialistes du circuit secondaire, longtemps dans l’ombre, voient enfin leurs efforts salués. La bataille pour approcher les sommets du classement gagne en visibilité et en intensité.Chaque détail compte, chaque choix pèse et, sur les pelouses de Wimbledon comme sur les courts du monde entier, le tennis continue d’inventer ses propres règles. Qui osera bousculer la tradition, ou la faire durer encore cent ans ?

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